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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 16:32

C'est un peu fou tout ce qui se passe dans le monde. Est-ce que c'est accéléré ou c'est juste normal de percevoir le "aujourd'hui" comme plus rapide, plus chargé que le "hier"? Parce que tous, des plus vieux aux plus jeunes finissent par dire que les choses sont pires aujourd'hui qu'avant. Même ici à San Marcos, une fille d'environ mon âge m'a dit hier que quand elle était jeune, il faisait plus frais qu'aujourd'hui. Réchauffement climatique? Fausse impression? Moi en-tout-cas, mes bancs de neige sont définitivement plus petits que ceux de mon enfance. C'est vrai que j'étais plus petite...

 

En Egypte ça se gâte. C'était à prévoir. Est-ce que tout serait plus facile s'il n'y avait pas le culte de la victimisation partout, incluant chez moi? Si on arrêtait de prendre soin de notre petit tas de douleur emitouflé au creux de notre bras, battant de son petit coeur en même temps que le nôtre. Mais c'est vrai que c'est facile à critiquer, du haut de mes trois lingots. Ça me rappelle un livre, écrit par Viktor E. Frankl (une chance que ça me le rappelle, vu que je l'ai lu il y a moins de trois semaines). C'est un psychiatre qui a pu étudier les réactions des gens face à la souffrance extrême. Normal, vu qu'il a passé quelques années dans un camp de concentration. On peut probablement s'entendre pour dire qu'il n'y a pas trop trop de situations plus extrêmes dans le livre des expériences humaines vécues à grande échelle. Bref, il a réalisé que malgré tout, on a toujours un choix. Il y a des individus qui vont choisir de se laisser aller dans des actions de survie individuelle qu'on peut logiquement comprendre, mais qui impliquent d'écraser plein de gens. Ça leur donne une chance évolutive? Je ne sais pas. Parce qu'au final, à se faire des ennemis, on en perd un peu de son espérance de vie. Mais il y a aussi des cas de gens qui décident de vivre QUAND MÊME selon leurs valeurs. Ils vont donner de leur pain, faire la tournée pour s'assurer que tout le monde est bien, encourager à continuer. Bref, ce n'est pas eux qui vont envenimer les situations. Quoique dans un sens, s'ils aident aux gens à accepter leur situation et à trouver un minimum de confort dans l'horreur qui les entoure, n'empêchent-ils pas la masse de se révolter? Et dans la révolte, est-ce qu'il finit par y avoir un gagnant? Celui qui passe de victime à bourreau, le temps de se libérer? Ou bien est-ce qu'on finit par rebalancer le pouvoir, pour jouer plus franc-jeu par la suite? Ou bien finit-on simplement tous meurtris et incertains de ce qu'on allait chercher au début?

 

À côté à droite de l'Egypte, on mentionne que Bradley Manning est condamné à 35 ans de prison, pour avoir mis en danger les États-Unis (c'est-à-dire le gouvernement et non le peuple, mais passons, on ne va quand même pas jouer sur les mots sur un sujet si sensible).

 

Puis on ne sait plus qui, mais quelqu'un (sûrement le beau-frère de Netanyahou) a tiré sur les Syriens avec des armes chimiques. Il y en a qui auraient intérêt à lire "Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs)", quoique ce n'est pas très utile dans les mains de quelqu'un non-bien-intentionné. Ou "Le pouvoir des couples de longue durée", ça pourrait aider. Non, non, riez pas, si on connaissait tous les traits de nos personnalités qui sont près des troubles, le monde serait drôlement plus paisible.

 

Tout ça c'est sans compter la traite des femmes autochtones qui a lieu sous nos yeux (et, avec la bénédiction de notre complaisance). Et la venue du rapport du GIEC sur le climat qui sera aussitôt mis sur l'étagère par la plupart des gens.

 

Une chance qu'il y a Trudeau pour qu'on puisse éventuellement calmer notre anxiété en toute légalité!

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