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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 19:27

Je vous écris d’un tout léger étourdissement dû au verre de vin local que je viens de prendre avec ma mère (ou grand-mère) d’accueil en écoutant une émission pendant laquelle une fille de dix-huit ans essaie de faire comprendre son point à ses parents : elle veut que son père la baise! Que bueno! (le vin, pas l ‘histoire! - fait de fruits et assez sucré et fort pour ressembler tout légèrement à un porto...).

 

Ici tout va bien. Depuis vendredi soir dernier et jusqu’à dimanche prochain, c’est la Feria. Un genre de festival qu’on nous a vanté comme un peu plus gros qu’il l’est vraiment. Enfin, jusqu’à maintenant. Car apparemment que samedi qui s’en vient, c’est quelque chose. C’est le Carnaval. On m’a comparé la nuit de samedi à St-Tite. J’ai hâte de voir!

 

Pour le moment on commence à être un peu tannées d’entendre continuellement des feux d’artifice, qui surgissent de n’importe où. C’est un peu tannant, surtout que ce ne sont pas de beaux feux d’artifice, c’est juste une fusée qui fait un gros boum. Au début, quand ils ont commencé à y en avoir à 4 h le matin, c’était facile de penser que c’était des coups de fusil. Maintenant ça fait juste nous réveiller. Quoique ma mère d’accueil m’a dit que la nuit dernière il y a eu un vrai coup de fusil vers 3 h. Faut aiguiser notre ouïe. Sinon y'a aussi de la musique à toute heure du jour ou de la nuit (sauf après 4 h les deux dernières nuits ça fait du bien).

 

Les perroquets qu’on a ici me font particulièrement rire. On va dire que ma mère d’accueil s’appelle Suzanna et son petit fils qui vit ici aussi (il a 12-13 ans) s’appelle Pedro. Ben un des perroquets, quand il entend quelqu’un dire leur nom, se met parfois à dire leur nom sans arrêt. Mais pas juste ça, quand quelqu’un rit il rit et quand quelqu’un pleure il pleure. Et c’est à s’y méprendre! C’est très divertissant.

 

Une journée typique on va dire ici est comme suit : je me lève vers 5 h (plus tard depuis le début de la Feria car je me couche plus tard et je dors mal avec tout le bruit), je vais courir avec les filles de Québec sans frontières (ils sont 7 de ce programme ici). Je déjeune (la comida tipica : des tortillas – de petites tortillas rondes ici – avec des bines et une combinaison des ingrédients suivants : œufs, avocat, fromage, mantequilla qui est quelque chose entre la crème et le beurre). Je fais des trucs personnels, puis je vais rejoindre ma comparse et on prépare notre projet, on prépare un cours de français qu’on donne à un gars ici qui va aller au Québec bientôt, ou on va voir nos courriels. Sur l’heure du midi on va faire des emplettes si besoin est, puis c’est le lunch (le seul repas un peu différent des autres en général). Un peu de lecture souvent, puis un peu plus de travail avec ma comparse. Finalement souper vers 18 h (comida tipica avec en plus parfois de la viande ou restes), puis de la lecture ou une sortie à la Feria ou des émissions locales (du type Aimer ou Les feux de l’amour). Mais là ça va peut-être un peu changer, car je sui en train de me faire des objectifs personnels et je vais modifier mes habitudes personnelles.

 

Ah oui! À partir de demain je vais avoir quelques jours de cours de couture! À l’organisation où on aide, il y a des cours de couture. Demain le programme : apprendre à prendre des mesures. M’a vous faire de ces vêtements à mon retour vous allez voir! J

 

Sinon c’est plutôt intéressant d’être à un endroit où je peux comprendre plus ou moins ce que les gens disent. Comme j’habite chez une femme qui a eu à se battre pas mal dans la vie (son mari est mort quand ses enfants avaient quelque chose comme 3 et 6 ans et quand sa fille est partie aux Etats-Unis elle a pris en charge son petit fils qui avait 3 ans et qui vit toujours avec elle), ses conversations ont souvent rapport avec la pauvreté ici. Selon elle et d’autres gens du coin, les gens sont pauvres au Honduras parce qu’ils sont paresseux et font plein d’enfants, et préfèrent laisser le gouvernement ou les soupes populaires les aider plutôt que travailler. Comme quoi peu importe où on vit, on va toujours mettre les problèmes de notre coin sur le dos des pauvres. Par contre il semble réellement y avoir un grand nombre de jeunes filles qui se retrouvent mères célibataires dans le coin. Et c’est plutôt étrange de voir que les seules femmes qui sortent dans le club du coin semblent beaucoup plus jeunes. Les filles de mon âge sont soit à l’université (donc pas dans ma ville) ou soit ont déjà des familles. La vie est vraiment différente.

 

Ah d’ailleurs allez voir ce qu’est la punta sur you tube. Et ensuite, sachez que je suis allée à une coronacion (ah ouais, petit intermède coronacion. Ici, toutes les écoles du coin ont l’élection d’une reine et la Feria et le Carnaval ont chacun l’élection d’une reine. C’est un peu l’équivalent des concours miss quelque chose). C’était en dehors de la ville et il y avait plusieurs écoles du coin. En fait, ce n’était pas l’élection de la reina mais plutôt celle de la india. Ils voulaient mettre de l’emphase sur la partie de leur culture qui est autochtone. Il y avait un concours de punta (à la base, la punta est une danse qui vient de la culture garifuna, qui sont d’origine africaine et à la base la punta est loin d’être sexuelle comme celle que vous verrez sur you tube). J’étais légèrement choquée de voir des couples de jeunes d’environ 10-12 ans danser de façon plus sexuelle que je suis capable de le faire!! Ils avaient de la difficulté à faire les mouvements de danse réguliers où le gars fait tourner la fille devant lui, mais les déhanchements et la proximité (le gars derrière la fille), ça c’était maîtrisé. Au moins c’est le petit couple le moins sexuel qui a gagné le premier prix car leur punta était plus « traditionelle ». Enfin bref, ce n’est pas pire que les histoires de filles de 12 ans de chez nous qui font des pipes à leurs amis…

 

Bref, voilà ma vie en ce moment! N’hésitez pas à commenter!

 

Je vous aime!

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commentaires

F
Faire le choix d’un voyage de courte durée n’empêche pas la rencontre culturelle. J’ai vécu des expériences bouleversantes, troublantes ou dépaysantes en quelques heures ou en quelques jours. En<br /> voici une. Vivre une immersion culturelle significative et riche en sens, qu’est-ce cela signifie ? Faut-il partir loin? Partir longtemps ? Être coupé de son monde, de sa réalité et plongé<br /> totalement dans une nouvelle culture ? Bien sûr, cela peut s’avérer être une expérience unique. Voici une immersion que j’ai faites avec l’agence de voyage solidaire Garif’Onda Honduras<br /> http://www.garifonda.org et Coco Tours Honduras http://www.cocotours.org<br /> UN PEU D’HISTOIRE<br /> Les Garifunas sont issus d’un métissage entre l’Afrique et les Caraïbes : des esclaves africains évadés et des populations autochtones des Caraïbes. Ce sont les seuls noirs du continent américain à<br /> ne pas avoir connu l’esclavage. Dans leur langue, Garifuna signifie « mangeurs de manioc ». La langue garifuna prend ses origines dans un idiome amérindien de la grande famille arawak.<br /> L’histoire débute en 1635 quand des navires négriers font naufrage au large de l’île Saint-Vincent. Des esclaves réussissent à s’échapper et sont rescapés par des arawaks des Caraïbes. Des mariages<br /> entre les africains et les arawaks (caraïbes rouges) ont lieu et ils donnent naissance à des caraïbes noirs. Les caraïbes noirs ou Garifunas issus du métissage, ont adopté la culture, le mode de<br /> vie et la langue des caraïbes rouges.<br /> Les Garifunas sont réputés être de bons guerriers. Ils ont résisté en effet pendant un temps à la colonisation britannique mais ont été déportés en 1796 sur l’île de Roatan. Plus de la moitié des<br /> Garifunas ont péri pendant le voyage. Ils sont restés sur Roatan pendant une dizaine d’années et se sont ensuite dispersés à travers l’Amérique centrale. Les Garifunas vivent aujourd’hui au<br /> Honduras et au Belize mais aussi au Guatemala et au Nicaragua.<br /> LES ENDROITS AU HONDURAS OÙ J’AI FAIT LA RENCONTRE DE GARIFUNAS<br /> Tela est une municipalité côtière du Honduras. Elle se trouve dans le nord de la rive atlantique du pays, baignée par la mer des Caraïbes. Son nom proviendrait de Triunfo de la Cruz, qui se serait<br /> simplifié avec le temps.<br /> Il existe plusieurs communautés Garifunas aux alentours de Tela : d’ouest en est Rio Tinto, Miami, Tornabe, San Juan, La Ensenada et enfin Triunfo de la Cruz.<br /> Triunfo de la Cruz<br /> J’ai entendu parler de Miguel par un nouvel ami hondurien de Tela. Miguel est français, habite le Honduras depuis 1995 dans un village garifuna; il a marié une femme garifuna et de ce mariage sont<br /> nés 5 enfants franco-honduriens. Il a fondé Coco Tours et offre des séjours et expériences en dehors des sentiers battus et authentiques au Honduras.<br /> Je ne suis pas normalement pas une grande fan des tours organisés mais je contacte tout de même Miguel qui se montre très à l’écoute et m’assure que tous ses tours sont faits en petits groupes et<br /> dans le plus grand respect de la population locale. Il nous fait visiter « son » village. Triunfo de la Cruz, situé à environ 5 km de Tela est là où il habite et cela fait donc de lui un excellent<br /> guide. Il ne s’est pas lassé de répondre à mes nombreuses questions.<br /> Nous avons eu droit à un spectacle tout en musique, par des enfants qui apprennent la percussion dès le plus jeune âge. Je vous ai joint un vidéo de ce spectacle qui nous a tous fait craquer<br /> tellement ces petits bouts de chou étaient charmants. Dans ce village un hotel ecologique sur la plage fait en bouteilles, Hotel Bungalow Coco http://www.hotelcaraibe.com<br /> <br /> Cayos Cochinos<br /> Je manque de mots pour vous décrire la beauté de ce paradis turquoise. Cayos Cochinos, classé monument national marin est constitué de deux petites îles, Cayo Major et Cayo Menor et d’une douzaine<br /> d’îlots minuscules. Situé à environ 30 km au nord de la Ceiba, cet archipel est accessible seulement par bateau.<br /> Aucune route, aucune voiture, aucun vélo. Les deux petites îles surnommées Chachahuate et Chachahuate 2 sont habitées par des Garifunas. Chachahuate signifie « jumelle » dans la langue garifuna. On<br /> peut marcher d’une île à une autre en ayant de l’eau à la hauteur des genoux. Et pour vous donner une idée de la grandeur d’une des îles, elles se traverse en approximativement… en une vingtaine de<br /> pas !<br /> La plongée et le snorkeling sont magnifiques à Cayos Cochinos.<br /> Il est possible de passer la nuit sur Chachahuate. Expérience authentique, dans une autre dimension; on se croit carrément à l’autre bout du monde.
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V
<br /> <br /> Merci pour le commentaire! Je n'avais pas entendu parler de Cayos Cochinos. À voir si j'y retourne!<br /> <br /> <br /> <br />
V
Ça me rappelle mon stage dans les Andes... C'est tout de même moins pire un peu dans les grandes (voire très grandes) villes en général...
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V
<br /> <br /> Ah oui c´est la même chose? Ben pour ici je ne compte pas aller voir de show à Tegucigalpa :)<br /> <br /> <br /> <br />
L
Ahah, observes et apprends, après tu nous donneras des cours de danse Val :P<br /> Contente de voir que tu trouves ton p'tit rythme de vie et les gens qui t'entourent ont l'air cool.
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V
<br /> <br /> Oui je vais tenter de prendre des cours de danse ici en fait. Démonstrations privées seulement :o)<br /> <br /> <br /> <br />